Where Did You Sleep Last Night
L’original : LeadBelly (…)
La reprise : Nirvana (1993)
Vainqueur : La reprise
Alors qu’on pense tous que ce titre est de Nirvana, il est en fait une sacré belle reprise (comme une grande partie des titres de l’album Unplugged) de LeadBelly (mais pas toutes de LeadBelly,… les reprises,… de l’album un plugged… Je veux dire que l’Unplugged in NY sont en grandes parties des reprises mais pas toutes de LeadBelly comme on aurait pu le croire dans ma phrase plus haut !). Mais la voix éraillée, le génie dépressif de Kurt Cobain et surtout sa chaude doudoune vont transcender le morceau en un titre plein de rage entremêlé de tristesse.
Gros coup de gueule sincère à ses parents ? On en sait foutrement rien. Mais c’est foutrement bien écrit. Des phrases qui fusent sans queue ni tête. Qui mettent le doigt là où il faut. Brut de décoffrage. Sans vulgarité mais avec un rien d’insolence. Un texte personnel, mais pas trop pour qu’on puisse s’y identifier, en partie. Une ode aux regrets. Aux actes manqués de notre éducation.
Contraction du nom de ses deux acolytes, Mike Bird et Dave Pen (David Penney), BirdPen est sans conteste une petite formation mais avec un putain d’immense talent ! Dire qu’il y a du Archive dans leur musique est assez axiomatique dans le sens où Dave Pen n’est pas moins l’un des quatre chanteurs d’Archive (jusqu’à présent du moins) justement, mais c’est loin d’être une raison pour leur enlever du mérite. BirdPen se distingue par une musique aux compositions plus clairs et moins obscures (Ha Ha). Plus simple, certainement mais pas plus simpliste. Frôlant tantôt vers le rock progressif, tantôt vers de la pop sucrée, il est toujours agréable d’entendre cette voix sans toujours vouloir la comparer à Craig Walker (ex-chanteur personnellement très regretté d’Archive). Une formation à suivre de près…
Ils ont beau être insupportables en interview, leur attitude blasée et je-m’en-foutiste peut agacer, ils sont jeunes (…), leur musique est facile, elle n’en reste pas moins assez sexy comme qui dirait un ancien client… Ils ne se cassent pas la tête mais les mélodies accrochent et je finis par en redemander… De plus leurs textes sonnent juste sans, encore une fois, se masturber intellectuellement. Bien écrit (chose très casse gueule en français), produit juste comme il faut… on est loin devant, par exemple, un certain Renan Luce qui, dans un autre registre, patauge complètement dans un style où il a dû mal à se renouveler… Je ne sais pas ce que vient faire Renan Luce dans ce billet mais voilà, comme ça c’est dit. Bref, et quand j’entends un « J’expire un Shakespeare très français », c’est facile mais j’adore et j’assume !
The Partisan
L’original : réécrit et interprété par Leonard Cohen (1969)
La reprise : 16 Horsepower (1997)
Vainqueur : L’original
Ouaip… Je reste fidèle à l’original et surtout à la voix délicieusement grave de papy Lenny… et même si la reprise de 16 Horsepower avec Bertrand Cantat est bien plus péchu. Mélancolie quand tu me tiens…
Alors que Joe McElderry, l’étudiant de 18 ans qui a remporté l’édition 2009 de The X Factor, a failli aussi remporter la première place tant convoitée des ventes de la période de Noël en Angleterre mais s’est fait dépasser dans les derniers mètres par Rage Against The Machine avec Killing In The Name, moi, mon coup de cœur de Noël, c’est Isbells. Un groupe louvanais (?), louvaniste (?), qui vient de Louvain quoi !, qui nous offre des pépites acoustiques pour nous réchauffer le cœur en ce rude hiver très hivernal ou simplement pour se calmer si on est coincé dans les embout’…
Mais merde ! Où est ce que j’ai la tête ? Le premier disque de ce super-groupe est sorti depuis le 17 novembre 2009 et moi je continue ma petite vie comme si de rien n’était… Faut vraiment que j’aille me faire soigner. C’est LA sortie de l’année et moi je passe à coté alors que, et c’est ça le pire, je savais que ça sortait ! Pfff… Un super-groupe…? Un groupe composé de super héro ? Et bien oui… Dave Grohl à la batterie (Nirvava/Foo Fighthers), Josh Homme au chant et à la guitare (Queens Of The Stone Age) et… et… John Paul Jones à la basse (Led Zeppelin) ! Raaaaah… Mais bon, il ne suffit pas de mettre ensemble des pointures pour que l’alchimie prenne. Donc on se calme. Mais sauf que cette fois-ci, il y a quelque chose d’assez étonnant qui se dégage sans toutefois se libérer complètement. Je reste en effet sur ma faim… Mais avec un buzz pareil et une formation comme celle-là, pas étonnant qu’on y mette beaucoup (trop ?) d’espoir. Disque de l’année ? Sans doute que non. Toutefois le groupe a un potentiel énorme ! Du coup le disque tourne en boucle et au fur et à mesure des écoutes, la magie opère doucement et l’addiction fait son effet. Mmmmh, c’est ce que je recherchais. Maintenant je peux baver…
Quand un titre comme celui-ci me tourne et tourne dans la tête sans savoir qui c’est, moi, ca me rend dingue. Mais aujourd’hui, grâce au net, tout est possible. Même de retrouver un morceau sans connaitre le titre, ni même la chanteuse, ni encore d’où on la connait. Je savais juste où je l’avais ré-entendue…, hum (là je me flingue tout seul…), dans l’émission D&co de la pitoyable Valérie Machin aux goûts plus que douteux. Mais soit, en tapant sur google « musique » et « d&co », 5min plus tard, je sais qui est le groupe, le titre et même d’où je connais la chanson : Kill Bill vol.2
Encore une fois, rien de bien méchant. Juste une sorte de journal de bord musical. Partager mes goûts musicaux par l'intermédiaire du net et ses multiples facettes multimédia qu'il propose. Ce serait bien dommage de ne pas en profiter...
Tous à vos casques et trouvez moi ce putain de jack !