Otis Taylor | Nasty Letter
No comment, just to listen…
Le pire quand on sort du cinéma c’est d’être déçu d’être déçu…
Mais il n’y a rien a faire, c’est comme ça et j’ai beau retourner Public Ennemies dans tous les sens pour chercher la petite chose qui me fera changer d’avis… Non, rien n’y fait. Je me suis ennuyé du début à la fin… Le film ne possède aucune âme. Aucune séquence ne m’a pris aux tripes, tout au contraire de Collateral ou de Heat. Les fusillades se résument à quelques plans bref et LA fusillade se déroule dans les bois & en pleine nuit, autrement dit, on ne voit rien… Bon, Le film ne se résume pas à des fusillades mais quand on a été marqué par celle de Heat dans la rue & en plein jour… On est pas près de l’égaler, même son créateur n’arrive pas à sa propre cheville.
Quand je parle d’âme, je veux dire que je n’ai pas été touché par aucune des destinées des personnages… Alors que j’admire Christian Bale (le meilleur acteur de sa génération), il est ici presque inexpressif… C’est le rôle qui veut ça ? Bof… Et Johnny Depp s’en sort tout juste, mais c’est vrai qu’on n’est plus habitué à le voir jouer sobre… Pas qu’il bois hein!, mais pas habitué qu’il joue sans en faire des tonnes (n’empêche que c’est le seul à savoir sur-jouer sans être ridicule).
Collateral et Heat possèdent une âme d’une puissance rare, on est réellement impliqué dans le destin des protagonistes. Micheal Mann arrive à faire basculer le spectateur tantôt vers le criminel, tantôt vers le flic/innocent. On admire l’un et l’autre… Ce qui fait que le vainqueur des duel de Michael Mann ne remporte jamais tous les suffrages. Dans Public Enemies, j’en avais simplement « rien à foutre », j’avais envie que ça se termine… Triste constat. Et quand la fin (tant attendue) arrive, je n’étais même pas touché par la mort du braqueur (et en plus on zappe le braquage du train que j’attendais patiemment… pffff).
Je retiendrais une scène, celle où John Dillinger se promène dans le commissariat…et c’est tout.
Une seule scène, c’est pauvre… La déception de l’été. Incontestablement.
Mais !
Mais je découvre Otis Tyler qui inscrit dans le film, un superbe morceau de musique qui vaut à lui tout seul le déplacement : Ten Million Slaves.
