sept 3 2009

Clap your hands say yeah yeah yeahs ?

publié par Frans

Voici deux formations musicales, Clap your hands say yeah et les Yeah yeah yeahs, que j’ai fort bien apprécié il y a quelques années et que j’ai complètement zappé par après. Que sont-ils devenu ? Rattrapons vite tout ça. Essayons du moins.

Les Clap your hands say yeah ont sortis leur premier album eponyme  en 2005. Découverte du groupe. Découverte d’un univers musical rock-indie inédit. Alec Ounsworth offre avec sa voix criarde et douce à la fois une identité très forte au groupe. Ça dérange autant que ça peut émerveiller. Mais on ne reste pas indifférent. Personnellement, j’ai très vite été séduit par les mélodies des morceaux et la voix apporte une atmosphère assez original.

2007. Sortie du deuxième album studio Some Loud Thunder que je zappe complètement.

Et alors, ca donne quoi ? Fatalement la fraicheur du premier n’y est plus mais par contre l’originalité y est toujours. C’est l’album type où il faut plusieurs écoutes pour réellement apprécier leurs titres.

J’entends les Yeah yeah yeahs pour la première fois avec leur second album Show your bones en 2006 et leur titre très accrocheur Gold Lion. L’hystérie de la chanteuse me séduit. Complètement barge et tapée la bonne femme. Une personnalité propre au groupe qui me fait bien marrer en plus des très bons morceaux de l’album tantôt hystérique, tantôt plus calme.

Mars 2009. Sortie de It’s Blitz que je zappe involontairement.

Et alors, ca donne quoi ? La chute. En un mot (attention ça va faire mal), ca ressemble à du Gwen Stefani. No comment…


août 25 2009

Otis Taylor est-il l'ennemi public de Micheal Mann ?

publié par Frans

Le pire quand on sort du cinéma c’est d’être déçu d’être déçu…
Mais il n’y a rien a faire, c’est comme ça et j’ai beau retourner Public Ennemies dans tous les sens pour chercher la petite chose qui me fera changer d’avis… Non, rien n’y fait. Je me suis ennuyé du début à la fin… Le film ne possède aucune âme. Aucune séquence ne m’a pris aux tripes, tout au contraire de Collateral ou de Heat. Les fusillades se résument à quelques plans bref et LA fusillade se déroule dans les bois & en pleine nuit, autrement dit, on ne voit rien… Bon, Le film ne se résume pas à des fusillades mais quand on a été marqué par celle de Heat dans la rue & en plein jour… On est pas près de l’égaler, même son créateur n’arrive pas à sa propre cheville.

Quand je parle d’âme, je veux dire que je n’ai pas été touché par aucune des destinées des personnages… Alors que j’admire Christian Bale (le meilleur acteur de sa génération), il est ici presque inexpressif… C’est le rôle qui veut ça ? Bof… Et Johnny Depp s’en sort tout juste, mais c’est vrai qu’on n’est plus habitué à le voir jouer sobre… Pas qu’il bois hein!, mais pas habitué qu’il joue sans en faire des tonnes (n’empêche que c’est le seul à savoir sur-jouer sans être ridicule).

Collateral et Heat possèdent une âme d’une puissance rare, on est réellement impliqué dans le destin des protagonistes. Micheal Mann arrive à faire basculer le spectateur tantôt vers le criminel, tantôt vers le flic/innocent. On admire l’un et l’autre… Ce qui fait que le vainqueur des duel de Michael Mann ne remporte jamais tous les suffrages. Dans Public Enemies, j’en avais simplement « rien à foutre », j’avais envie que ça se termine… Triste constat. Et quand la fin (tant attendue) arrive, je n’étais même pas touché par la mort du braqueur (et en plus on zappe le braquage du train que j’attendais patiemment… pffff).

Je retiendrais une scène, celle où John Dillinger se promène dans le commissariat…et c’est tout.

Une seule scène, c’est pauvre… La déception de l’été. Incontestablement.

Mais !
Mais je découvre Otis Tyler qui inscrit dans le film, un superbe morceau de musique qui vaut à lui tout seul le déplacement : Ten Million Slaves.

otis


mai 8 2008

Sacré Iggy Pop

publié par Frans
Iggy Pop.

A priori rien ne m’attire chez cet artiste. Déjà avec un nom pareil… Pour moi, il représente le vieux rockeur à la retraite qui tente encore, vaille que vaille, de rester sur la scène active. Disons le une fois pour toute, il me fait pitié.

Ridé, longue chevelure et torse nu. Non, rien à faire, rien me séduit. Je ne cherche même pas à connaitre sa musique. Ca ne m’intéresse pas, et ce arbitrairement.

A la radio, l’autre jour, j’entends The Passenger. Waaah! Quel pied ! Un bon vieux titre comme je les aime. Je pense tout se suite à Edwyn Collins en étant sûr que c’est lui. Je reste attentif espérant qu’à la fin du morceau, ils rappellent le titre et j’entends que c’est Iggy Pop ! Gné ?

I wanna be your dog, voilà un putain de bon morceau. Je l’entends pour la première fois dans un putain de bon film, « Arnaques, Crimes & Botaniques » de Guy Ritchie. Je recherche aussitôt le nom du groupe : The Stooges. Pour ma culture générale personnelle dira-t-on. Puis je la re-entend récemment dans une des stations radio de GTA. Waaah! Quel pied ! Et à ma grande suprise, j’apprends que c’est Iggy Pop. Gné ?

Et là, après une brève recherche, je découvre que The Stooges c’est Iggy Pop ! Merde… Putain d’à priori à la con.


fév 20 2008

Retour à Hawaii

publié par Frans

D’une pierre deux coup, j’ai été voir la nouvelle tournée des Girls In Hawaii et j’ai acheté leur dernier album dès la sortie de la salle. Alors que toute la presse spécialisée les attendait au tournant, les GiH prouvent à leur public, et par la même occasion à leurs détracteurs, que le premier album n’était pas un coup de chance. Loin de là.

Le ton est tout de suite donné avec la photo de la couverture de l’album : le portrait d’un cerf mort gisant à terre. Ca contraste, rien qu’un peu…, par rapport aux paysages bucoliques du premier EP et de l’album précédant From Here To there. Serait-ce un clin d’oeil au fait que ce second opus fut si difficile à pondre ? Quoi qu’il en soit le talent mélodique des compositeurs est intacte. On retrouve tout au long des différents titres cette sensation si particulière qu’avait déjà évoqué le premier album. Des mélodies rapidement identifiables et très accrocheuses. Pourtant l’atmosphère générale est complètement différente par rapport au premier disque. En effet, les musiques semblent moins « joyeusement innocentes », moins naïves. Ce n’est pas une question de maturité car From Here To There l’était déjà, mais plus comme un choix (in)conscient de produire quelques chose de plus sombre comme s’il y avait une ombre menaçante planant tout au long de la petite heure que dure le CD. A l’image d’un long chemin semés d’embûches parcouru par nos six musiciens ? Est-ce l’expérience qui pointe son nez ? Déjà ? En tout cas, les musiques sont plus travaillées. Entre le début et la fin de chaque titre l’évolution des mélodies est plus complexe. Une voix toujours sur le fil du rasoir, à la frontière de la compréhension accompagnée d’une musique un peu plus électro-expérimental avec une multitude de détails sonores à découvrir sous casque.

Cet album est d’ailleurs le fruit de la collaboration du groupe entier, à l’inverse du premier qui était surtout composé par le duo de tête. Et cela se voit par le fait qu’Antoine passe plus d’une fois le micro à ses acolytes.

This Farm Will End Up In Fire est le titre phare qu’on entend depuis quelques semaine à la radio. Suit Sun Of The Sons plus mélancolique. C’est le morceau auquel j’accroche le moins. Par contre Bored est un de mes titres préférés. Sa rythmique en dent de scie donne au morceau quelque chose de puissant. Petit interlude instrumental avec 5.20.22 pour annoncer deux titres de très haut niveau mélodique : Shades Of Time et Fields Of Gold et sa fin sublime. Chair de poule garanti. Couples On TV est chanté par le bassiste et livre un très belle performance avec une mélodie bien propre. Ensuite Colors qui malgré une intro prometteuse me donne un sentiment partagé. Je ne sais pas encore si j’aime ou pas… bref, un titre très particulier, le plus expérimental. Et on repart de plus belle avec le planant Birthday Call. Road To Luna, enfin sur un album. Joué depuis des lustres en live, ce titre semi-instrumental possède une puissance mélodique rare qui prend toute sa valeur en salle. On termine alors l’album sur deux magnifiques morceaux Summer Storm et le très court mais très intense Plan Your Escape.

gih